28 décembre 2006

L'hostie de poker.

Je suis tanné d'entendre parler de poker. Tout le monde autour de moi... okay, tous les hommes autour de moi, d'abord, parlent de poker. Ça joue au poker. Ça s'achète des jetons de poker. Ça s'achète des tables de poker. Et ça garroche leur argent au poker.

C'est quoi, cette mode de cul là?

C'est la renaissance des cartes, ou celle de l'homme macho portant une chemise à carreaux qui veut se sentir viril en tenant son jeu de carte et en camouflant son air suspect sous sa moustache de duvet?

Qu'on recommence à tripper sur le 8 ou sur le trou de cul, bout de viarge. Le poker. J'en reviens pas encore. Dans ma tête, seul James Bond est encore cool de jouer au poker, en 2006. OUI, EN 2006. 2007, C'EST DANS 4 JOURS, VERRAT.

Allez donc chier. Pis amenez-vous un jeu de cartes.

Le poker.

Bâtard.

27 décembre 2006

L'entre Noël-Jour de l'an

Y'a tu de quoi de plus pénible que de travailler entre Noël et le Jour de l'an? Pour un paquet de raisons, c'est probablement la période de l'année la plus horrible lorsqu'on n'a pas assez d'ancienneté pour réclammer des vacances. Par exemple: Tout le monde qui t'appelle est crampé. HA! Tu travailles. Ben oui, hostie. Tout ce que tu fais est botché. Travailler entre Noël et le Jour de l'an, c'est un peu comme dire à son boss "Merci pour le bonus de fin d'année, je recommence à me forcer le cul dans 10 jours". Impossible d'être productif. On a juste hâte que ça finisse pour virer une brosse de nouvelle année, faire nos résolutions, écouter les recap de RBO, Infoman et Laflaque -- Dans le cul, Madonna.

Tout le monde a l'air bête. Tout le monde bâille. Tout le monde a frette. Et y'en a pas un d'assez allumer pour monter le chauffage. On s'en crisse. Tous autant qu'on est. Un client porte plainte? Qui mange de la marde, c'est Noël, yé supposé être heureux. On règlera ça le 3 janvier.

C'est quelque peu hallucinant de constater que cette période, autrefois si agréable, est devenue un enfer pour chaque minute passée dans son milieu de travail. C'est d'autant plus désagréable lorsque l'on veut aller faire l'épicerie ou magasiner en finissant, puisque la plupart des commerces sont suffisamment brillants pour rester fermer en dehors d'heures normales. Bref, par chance que j'ai fait le plein de cannages de toutes sortes.

J'adore ma job. Et j'adore le temps des fêtes. J'imagine que le secret, c'est un peu d'éviter de mixer ça...

24 décembre 2006

Joyeux Noël

Je vous souhaite à tous un très joyeux Noël. Si vous vous sentez offensé par mes souhaits religieux, je vous invite donc à aller cuisiner une dinde, la manger au complet, seul, et y repenser deux fois avant de critiquer mes souhaits des fêtes lorsque vous serez en train de vous vider l'estomac de la grosse Butterball que vous venez d'engloutir.

Bref, passez de bons moments en famille, entre amis, et essayez de leur offrir quelque chose de spécial. Une crotte en plastique pour mettre sur le bord de la bolle, une machine à flatulences portative, un chevreuil en tapis, un stylo en forme de crotte et un bac à fleurs remplis de tout sauf de fleurs ne sont pas nécessairement des bonnes idées.

Pour ma part, je digère ce temps des fêtes et je me promets de retrouver ma régularité d'antant. Il va me falloir beaucoup de métamucil et un minimum de volonté, mais je vous JURE que je retrouverai ma flore intestinale saine. Ainsi que mon goût de vous écrire des niaiseries quotidiennement.

18 décembre 2006

Magnifique

Quelle journée magnifique. Je me lève en pleine forme, pour la première fois depuis mon écrasante fin de session. Je n'ai pas à déblayer mon char, puisque la température est une fois de plus clémente. J'arrive à temps au travail, question de prouver ma bonne volonté. J'ai un excellent dîner, question de garder le moral. Je consulte mes notes pendant ma pause, le temps de remarquer qu'un autre excellent résultat vient confirmer ma session de rêve. On termine la journée en beauté, avec une charge de travail beaucoup moins imposante qu'on le croyait à 10h le matin, on se quitte dans la bonne humeur. De retour chez moi, un chèque de retour de TVQ m'attend dans la boîte aux lettres, mon chat vient me coller, et je te lâche un de ces pets qui te soulage comme rien d'autre.

Désolé de vous avoir manqué!

13 décembre 2006

La fille de Bob Gainey

La fille de Bob Gainey, comme vous le savez sûrement, a été portée disparue au large de Cape Cod la fin de semaine dernière. Depuis quelques jours, les recherches ont été abandonnées, la jeune femme étant probablement décédée.

Voilà un événement bien triste que trop de journalistes, dont plusieurs oeuvrant spécifiquement dans les colonnes sportives, couvrent avec beaucoup d'exagération.

C'est une tragédie. Et c'est en lien avec une personnalité connue. Mais évidemment, lorsqu'on parle du Grand Manitou du Canadien de Montréal, on parle de surexposition, puisque le québécois moyen connait plus les joueurs de l'équipe que la composition de l'Assemblée nationale.

Est-ce qu'il y aurait eu moyen de couvrir l'événement correctement, sans que les imbéciles de journalistes sportifs ne se mettent à chercher quel impact ceci pourrait avoir sur... LE CANADIEN?! Il y a une différence majeure entre dire que l'équipe gagnera le prochain match en l'honneur de Bob Gainey et commencer à penser si Gainey reviendra ou pas à son poste, si la chimie de l'équipe va s'améliorer davantage, si ça va dévaster tout le monde, si Pierre Gauthier, qui remplace Bob Gainey sera à la hauteur de la situation. STOP!

La fille d'un homme est probablement décédée à l'heure qu'il est.

Pouvons nous traiter de cette situation sobrement, le laisser vivre son deuil, souligner l'événement comme il se doit, comme il l'a d'ailleurs été fait par l'organisation du Canadien, soit en observant une minute de silence, et passer à autre chose en laissant un peu la paix à ce pauvre homme?

Hier, la porte du vestiaire était fermée après l'entraînement matinal. C'est un geste illégal, mais l'équipe a obtenu une permission spéciale de la part de la Ligue Nationale. Les journalistes vantaient cette bonne décision, mais comment y a-t-il à parier que si ce n'avait pas été le cas, combien de ces mêmes vautours se seraient rués dans la chambre pour avoir l'opinion des joueurs? Ils l'auraient TOUS fait.

C'est peut-être leur travail, mais quelques fois, ne vaut-il pas mieux reculer, afin d'honorer ses principes?

Qu'est-ce qu'on en a à foutre, de savoir ce que Garth Murray pense de la disparition de la fille de son patron? Est-ce qu'il a d'abord envie de se prononcer là-dessus?

C'est ridicule. Et désolant.

12 décembre 2006

Pour Elfie


Ça fait plaisir.

J'ai beaucoup de pouvoir

Je suis un peu le centre d'attraction dans mes cours de finance. Tout tourne autour de moi. Je ne fais pas partie de la moyenne. Je suis hot. Beaucoup plus hot, en fait. Lorsque les gens se plantent, je triomphe. Lorsqu'ils triomphent, je triomphe également. Mais un peu plus. Dans une classe à part, on pourrait dire. Je ne manque pas de modestie, je suis tout simplement conscient de ce que je suis. À preuve que je demeure deux pieds sur terre, je qualifierais mon talent en économie de "ordinaire" de "parallèle à la moyenne" de "c'est pas ça qui va abattre des avions en plein vol" et de "couteau mal affilé".

Mais en finance, attention, je suis le king.

Lorsque je me lève pour remettre ma copie d'examen, les gens cessent d'écrire. Ils respirent vite. Très vite. Ils ont hâte de voir quelle sera ma réaction. En dehors de la salle de cours, les gens m'attendent, ayant hâte de connaître mon opinion et de se comparer à moi.

En remettant ma copie d'examen, toutefois, peu importe le commentaire que je donne au prof, qui lui est toute ouïe, vu l'évaluation sommaire de son cours que ceci lui procure, le résultat est le même. "Eh fuck, on est dans la marde" Pourquoi ça! "Parce que si tu l'as trouvé facile, on est dans le champ, et si tu coules, on coule nous autres avec". Ah, c'est trop. À l'extérieur de la salle, encore pire. On se rue sur moi comme sur les journalistes envers Mark Streit. Je pourrais dire Alex Kovalev, mais le commun étudiant n'a rien à crisser de moi si je ne partage pas ses délires financiers.

"Ç'a bien été?" "Pas pire". Oups. Serrement d'estomac. Sur le bord de la crise de larmes. Alors que cette dernière constate amèrement qu'elle a des bonnes chances de se ramasser à côté de la track, je manque TOTALEMENT de sympathie et je lui dit "au moins, tu sauras de quoi il parle lorsque tu reviendras ici à la prochaine session!". Coup de grâce. Elle est assomée. Elle saigne. Son cerveau saigne, plutôt. Il se libère de tout ce qu'il a appris. Ce soir, elle mangera de la soupe en canne. Trop peu festive.

Je suis un rabat-joie. Un vrai de vrai. Et j'aime ça. Sauf que ce que j'aime le plus, c'est lorsque les gens s'en font et que malgré tout, ils réussissent à merveille. Leur réaction à ce moment est belle à voir. Ça rend les gens beaux, une réussite inattendue. L'éclat dans les yeux, le regard franc, la fierté, la sympathie envers une collègue qui vient de bousiller une session d'études, et un clin d'oeil à moi qui, malgré tout, demeure le mentor de tout ce beau monde.

Dans mon cas, la réussite est parfois trop prévisible. Je devrais me remettre à skipper des cours, question de me mettre davantage la tête sur la bûche, et témoigner d'une joie semblable.

Il est dur d'être moi, chers amis.

(À noter que tout message de vantardise véhiculé dans ce texte est purement fictif. Je suis un homme bon, j'ai donné une canne de soupe à la guignolée, j'aide les femmes en détresse à déblayer leur voiture, et je caresse les chiens des passants. )

11 décembre 2006

L'importance d'un chauffe-eau

On aura beau dire ce qu'on voudra, un chauffe-eau est aussi important dans une maison que plusieurs instruments dont on a vanté les mérites durant des décennies et des décennies. Prenez par exemple le grille-pain. Quel est l'intérêt de se faire griller du pain si on est incapables de prendre une bonne douche chaude? Prenez-le au deuxième degré, tiens. Est-ce que vous avez déjà vu un robineux manger des toasts? Poser la question, c'est comme y répondre.

La douche. Ah, la douche. Quelle inutilité, une douche, sans chauffe-eau. Un bain, c'est différent. Y'a moyen de faire chauffer l'eau sur le four, et la mettre dans le bain, pour ensuite se laver. Mais une douche? HEIN? Qu'avez-vous fait de votre douche, pendant le Verglas?

Oui. Vous vous en êtes servis. Pourquoi? Parce-que vous avez pluggé votre chauffe-eau sur votre génératrice, bande de p'tits vites!

J'aimerais donc qu'on prenne quelques minutes pour penser aux employés d'usines de fabriquants de chauffe-eau. Ces gens sont troublés, désillusionnés, déstabilisés, désorientés, mais ils sont également fougueux, excentriques, joyeux et ponctuels. Oui oui, ponctuels.

Je déclare donc cette journée "La journée du chauffe-eau"!

Ainsi donc, je vous souhaite, à vous tous, une excellente journée du chauffe-eau. Prenez garde de ne pas trop en abuser, toutefois, car je n'ai pas l'intention de renommer demain "La journée Hydro-Québec".

07 décembre 2006

Jean Pagé

Loin de moi l'idée d'affirmer que 110% est une émission cohérente faisant honneur au cortex cérébral du citoyen moyen, mais j'estime que malgré toute la marde qui s'y dit, celle sortant de la bouche de Jean Pagé est définitivement la plus insipide.

Qu'est-ce qu'il fait là, hostie? À quoi il sert? À cracher 2-3 imbécilités par émission? Il n'est pas l'animateur de quoique ce soit, dès qu'il s'ouvre la yeule, tout le monde l'ignore. Tous continuent à se crier après.

"Je regardais du coin de l'oeil le match des Penguins... Sidney Crosby a 12 buts. Guillaume Latendresse en a 6. Pas pire."

ON S'EN TABARNAK.

Dainius Zubrus en a ben 12, lui aussi.

DAINIUS ZUBRUS, BÂTARD. LE GARS QU'ON A EU CONTRE MARK RECCHI, QUI JOUE D'AILLEURS POUR LA MÊME ÉQUIPE QUE CROSBY, COÏNCIDENCE? PENSE PAS!

"Je donne 9/10 au match de ce soir. Ryder a eu 7 tirs au but" Pour ma part, j'ai pissé 8 fois aujourd'hui. De mes 8 pisses, je peux dire que le contenu d'au moins 7 est rentré dans la bolle, c'est comme une performance qui clanche celle de Ryder, ça!

Je réitère donc mon point: Jean Pagé ne sert à rien.

À RIEN.

RIEN, RIEN, RIEN.

Watch out, Rinfret. T'es le prochain.

Qu'est-ce que l'épuisement?

L'art de se mettre en boule, de ralentir sa respiration et de laisser entendre plusieurs gaz intestinaux sans la moindre gêne?

L'action de cesser tout par manque d'énergie, afin de se concentrer sur des banalités qui nous font pisser de rire jusqu'à nous mener dans un sommeil profond?

L'étape entre "avoir une bombe dans le cul" et "avoir une bombe explosée dans le cul"?

L'heure suivant dix-huit kilomètres de course pendant lesquels on récitait un poème de Baudelaire en se grattant le cul?

Le choix est difficile, je dois l'admettre.

En passant, vous m'avez toujours pas dit si Jerry disait "dedans" ou "devant" la vie, bande d'hosties de carpes.

06 décembre 2006

Si j'étais Fred Durst, ça se passerait autrement.

Ma vie est palpitante. Surtout en ce moment. Vraiment. Je ne blague pas. Ou très peu, du moins.

Je suis en pleine fin de session. Je travaille comme un débile. Les banques ont la fâcheuse habitude d'être excessivement fréquentées en ces temps de réjouissance. Ça ne me fait que plus de travail sur le dos. Sans compter les travaux. Les présentations. Les transports fréquents du point A au point B au point A à nouveau, retour au point B, au point C, au point B, en terminant ça au point A, afin de prendre quelques heures de sommeil pour reprendre la routine par la suite.

La routine. L'hostie de routine.

Je n'ai rien contre la routine: comprenez-moi bien. J'ai quelque chose contre MA routine. J'aimerais avoir une routine plus agréable. Ce n'est pas possible en ce moment. Dès que j'emménagerai avec ma concubine, ce sera différent. En ce moment, nyet. Je suis pris au piège. Comme une poutre devant une scie ronde.

Je tente fréquemment de la briser, cette routine. Malheureusement, elle est plus coriace que je suis porté à le croire. Elle se redresse dans l'immédiat. Pire encore, plus je la test, plus elle me revient en pleine face avec une vigueur inégalée. Y'a pas à dire, ma routine est dans son peak sexuel. Je suis sensé être dans le mien également, d'ailleurs. On y reviendra.

Je disais donc une poutre. Ah non, la routine. La routine. La poutre, c'était il y a deux jours.

J'ai donc tenté de la briser. Hier soir. Je suis allé au théâtre. Avec ma copine. Un chic théâtre. Le Prospero. Sur Ontario. Voulez-vous bien me dire pourquoi on trouve à Montréal une rue Ontario, d'ailleurs? On y reviendra. À un autre moment qu'à mon peak sexuel, si vous permettez.

Au théâtre, donc. Assister à l'excellence pièce "Monsieur Malaussène au Théâtre". Oui. Une adaptation du roman de Daniel Pennac, mon auteur de prédilection. Un monologue d'une heure quinze, interprété à merveille par Vincent Magnat. Oui, le gars de Radio Enfer, Mat. Non, pas Andrew, Seb. PAS UNE POUTRE NON PLUS, Seb.

Sublime.

Un tout petit théâtre. À peine cinquante places. Et un petit bar sympathique. Le décor? Un rideau. Bleu. Derrière lequel une musicienne sacre des coups de baguette sur des vases de différentes grosseurs. De la très belle musique. Sur la scène, quatre livres. Oui, ces livres-là. Au bonheur des ogres, la fée carabine, Aux fruits de la passion et... Monsieur Malaussène.

Comique, troublante, complexe, absurde. Sublime. Difficile de décrire plus en détails. Faut voir. Et avoir lu un minimum de l'oeuvre de Pennac, en guise d'introduction à tous ces personnages.

Ç'a marché, aussi. La routine s'est brisée.

Sauf que ce matin, alors que je franchissais les portes à haute sécurité de mon travail, j'ai reçu une claque en pleine face. Je ne suis pas en vacances, je n'ai pas terminé ma session, je sens le swing et je suis mal rasé.

J'ai hâte qu'elle me donne du lousse, cette routine.

D'ici là, je vais tenter de la briser à nouveau, en écrivant sur ce blogue. Y'a pas à dire: faire semblant que ma vie est intéressante contribue grandement à me maintenir sur pieds. Je vous reviens en force bientôt.


04 décembre 2006

J'aurais bien aimé ça

J'aurais aimé avoir un peu de temps à passer sur mon blogue pour commenter l'élection de Stéphane Dion à titre de leader du Parti Libéral du Canada, en fin de semaine. Sauf qu'il faut croire que le sort en a voulu autrement.

Néanmoins, c'est fait: Stéphane Dion. Pas Michael Ignatieff. Encore moins Bob Rae. Stéphane Dion.

La personne la plus inconfortable, la plus incohérente, la plus unilingue française, la plus confuse et probablement la plus non-extériorisée (surtout en ce qui a trait à sa colère intérieure lorsque contrarié) vient de prendre le siège du potentiel futur Premier Ministre du Canada.

Stéphane Dion.

Je n'en reviens pas encore.

J'aurais préféré une poutre. Peut-être un peu travaillée, la poutre. Pour lui faire un visage. Des yeux. Pas trop menaçants, les yeux. De beaux yeux vifs. Avec une belle poitrine. Une poutre féminine. Avec de jolies hanches, et de parfaites petites fesses. Une statuette de femme. Gossée à même une poutre.

Ça aurait été plus joli. Et plus vendeur que Stéphane Dion.

Stéphane Dion.

Hostie de câlisse.